Nos coups
de cœur
Vous cherchez des idées de lecture?...
Voici quelques "coups de coeur" sélectionnés par les bibliothèques du réseau.
Les bibliothèques signalent uniquement des documents qu'elles possèdent, et qui sont empruntables à domicile ; pour chaque document, la cote est indiquée après le titre.
Actuellement en ligne :
Les "Coups de coeur" de la Bibliothèque Notre-Dame (automne 2010)
Les "Coups de coeur" de la Bibliothèque centrale (juillet-août 2009)
Les coups de coeur de la Bibliothèque Vauban
Les "Coups de coeur" de la Bibliothèque Notre-Dame (automne 2010)
- Apocalypse bébé de Virginie DESPENTES
Anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, Lucie, la narratrice,
est engagée pour retrouver une adolescente énigmatique et difficile, Valentine Galtan.
Lucie va faire équipe avec la Hyène, une collègue aux méthodes radicales, pour tenter de
retrouver Valentine à Barcelone...
cote : R DES
- Des éclairs de Jean ECHENOZ
Gregor, qui a inventé tout ce qui pourra être utile au cours des siècles à venir, est peu
intéressé par la commercialisation de ses trouvailles, aussi d'autres en tirent-ils profit. Il
lui reste la compagnie des éclairs et le théâtre des oiseaux.
cote : R ECH
- La malédiction des colombes de Louise ERDRICH
A travers les voix de trois narrateurs, ce roman déroule l'histoire des habitants de Pluto,
un village du Dakota du Nord, où continue de planer un malaise suite au massacre d'une
famille de fermiers blancs en 1911.
cote : R ERD
- Nagasaki d'Eric Faye
Shimura-San vit seul dans une maison à Nagasaki. Depuis quelque temps, il remarque
que de la nourriture disparaît de ses placards. Il installe une caméra et finit par
apercevoir l'intruse. Après un temps d'observation, il appelle la police qui arrête cette
femme : elle avait trouvé refuge chez lui au cours de son errance.
Grand Prix du roman de l’Académie Française 2010
cote : R FAY
- La carte et le territoire de Michel HOUELLEBECQ
L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un
paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, mené par le personnage
central, Jed Martin, photographe au succès reconnu.
Prix Goncourt 2010
Cote : R HOU
- Purge de Sofi OKSANEN
En 1992, l'Union soviétique s'effondre et la population estonienne fête le départ des
Russes. La vieille Aliide, qui vit terrée dans sa maison au fin fond de la campagne, fait la
connaissance de Zara, une jeune femme qui semble en grande détresse. Un lourd secret
de famille est révélé, en lien avec l'occupation soviétique et l'ancien amour d'Aliide pour
Hans, un résistant.
Prix du roman Fnac 2010.
cote : R OKS
Les "Coups de coeur" de la Bibliothèque centrale (juillet-août 2009)
- Emmanuel Carrere, D’autres vies que la mienne (POL, 2009)
Ce n’est pas un roman mais un récit au style limpide et maîtrisé. Si vous commencez à le lire, vous ne pourrez plus le lâcher : Emmanuel Carrère raconte ce qu’ont vécu, à ses côtés, des amis rencontrés en vacances et par ailleurs, presque en même temps, une sœur de sa femme : tous ont en commun d’être frappés un jour par un malheur extrême : catastrophe naturelle, deuil, maladie grave, handicap… On pourrait dire si l’on s’en tient aux faits, que tout cela est triste et accablant. Et pourtant, non ! On peut aimer ce récit sans morbidité, parce qu’il est plein d’humains qui font face à l’adversité, ne se cachent jamais la vérité, même si elle est terrible. L’amitié et l’amour y sont les seuls remèdes, contagieux et durables : beaucoup plus forts que le mal et la mort. L’auteur trace, sans mélo, un portrait de ces gens dont il donne le nom et dont il dit la vérité sans détours. …
En authentique écrivain, Emmanuel Carrère s’est emparé de ces « autres vies » pour en faire de la littérature. Lui-même, habité par tant de doutes et de malaise, semble comme apaisé par ce récit et transmet au lecteur cet apaisement.
Z R CAR dau
- Jean-Paul Kauffmann, Courlande (Fayard, 2009)
Mais qu’allais-je donc chercher dans cette Courlande, moi qui revenais, début juillet, d’une Italie centrale pluvieuse comme on ne l’aurait pas cru ?
Davantage que la poésie du toponyme ne désignant qu’une des régions lettones, ce qui m’attirait, c’était le lien immédiat que j’y percevais avec le romancier germano-balte Eduard von Keyserling. Cet auteur est aussi une référence obligée pour Jean-Paul Kauffmann, envoyé en mission au long cours (il y restera plus de six mois avec sa femme) en Lettonie pour le compte d’un magazine de voyage qui cessera de paraître peu après son retour.
Mais qu’on ne s’étonne pas que la culture vagabonde d’un journaliste, voyageur sensible et passé depuis longtemps à la fiction, l’entraîne fort loin, en apparence, de cette terre à manoirs désolés. Roman de guerre, roman familial avec une lointaine cousine alsacienne priant l’auteur de retrouver la trace d’un ancêtre « malgré nous » qui y est mort lors de la seconde guerre mondiale donnent l’occasion de suivre un curieux personnage, le « résurrecteur ».
Je ne vous en dis pas plus, préférant énumérer des pistes, sujets et personnages décryptés ou seulement évoqué : qu’est-ce qu’un rockeur polytonal russe en Lettonie ? Pourquoi la Courlande peut-elle passer pour l’envers de l’Italie ? Comment réévaluer à la hausse le personnage de Louis XVIII, à première vue peu sympathique ? En quoi le bush australien peut-il paraître un eldorado à celui qu’on appellera, d’après le film, « Crocodile Dundee » ? Pourquoi un professeur de design allemand se rend-il en famille en Lettonie ? Où se niche le vignoble le plus septentrional de la planète ?
Au lecteur, désorienté souvent, mais comblé sans doute au-delà de ses attentes, de formuler sa réponse personnelle à une question qui s’impose : qu’est-ce qui fait le prix d’un tel témoignage ? C’est qu’il a failli, après la mort du titre auquel il était destiné, ne plus exister que pour son auteur – qui eut bien du mal à le retrouver.
Et aussi, pour moi, parce que ce voyage fait entendre une voix singulière, celle d’un amoureux de littérature française, qu’on n’aurait pas tort d’appeler, à son tour, « résurrecteur ».
Z R KAU cou
- Anne-Marie Garat, L'enfant des ténèbres (Actes sud, 2008)
Septembre 1933. A l'ombre d'une porte cochère, Elise attend à Londres, sous la pluie l'apparition de Virginia Woolf, dont elle vénère les œuvres. Sans oser l'aborder. Dans quelques heures, elle retrouvera Paris et sa petite librairie du Quartier latin. Au même moment, la jeune Camille Galay, d’une famille de puissants industriels français, foule le sol français après des années d'exil et de larmes aux Etats-Unis. Dans la soirée, une petite main de chez Chanel danse à la Coupole en rêvant d'ouvrir sa propre boutique. Apparemment, ces personnages n'ont rien en commun mais bientôt tous se retrouveront emportés par le vent de l'Histoire, du côté de l'Allemagne et des premiers camps de concentration.
L'Enfant des ténèbres se situe dans une Europe qui subit à la fois la « grande dépression » et la montée de l’extrême droite. Des personnages vont se croiser autour d’un projet commun qui va transformer leur destin. Un « roman historique » passionnant et des personnalités riches.
Z R GAR enf
Les coups de coeur de la Bibliothèque Vauban
- Coups de coeur de Janvier et Février 2011 : ici
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